Alors que l'application du protocole de Kyoto a débuté le 1er janvier 2008, la France est l'un des rares pays industrialisés dont les émissions se situent d'ores et déjà en deçà de son engagement international.
Cette diminution résulte:
- pour 30 % : de la baisse des émissions liées au chauffage dans le secteur résidentiel et tertiaire grâce aux efforts en matière d'économies d'énergie.
Mais, il faut bien l'avouer, cette baisse est également due à des conditions météorologiques plus clémentes qu'en 2005. Avec une température moyenne supérieure de 1,1 °C à la normale, l'année 2006 se situe en France métropolitaine au 3e rang des années les plus chaudes depuis 1950, derrière 2003 ( 1,3 °C), 1994 ( 1,2 °C) et à égalité avec 2002 et 2000.
- pour 27 % : de la baisse des émissions liées à la production d'électricité; la production électrique à partir d'énergies renouvelables a progressé fortement entre 2005 et 2006 ( 9,2 %), la production hydroélectrique ayant en particulier bénéficié d'une pluviométrie plus favorable;
- pour 19 % : de la baisse des émissions liées à la combustion dans l'industrie manufacturière;
- pour 11,5 % : de la baisse des émissions du secteur agricole.
Rappelons que le CITEPA réalise pour le MEDAD un inventaire annuel des émissions de gaz à effet de serre en France.