Les principaux micro-organismes responsables d’infections nosocomiales sont Escherichia coli (25 %), Staphylococcus aureus (19 %, dont 52 % résistants à la méticilline, SARM) et Pseudomonas aeruginosa (10 %, dont 25 % résistant au ceftazidime).
Jusqu'à 5% des patients contractent une infection nosocomiale dans un centre de santé..
Cependant, entre 2001 et 2006, le nombre de patients infectés a diminué de 12 % - 40 % pour les infections SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline). Ces résultats sont en faveur des plans nationaux de lutte contre les infections nosocomiales, tout particulièrement contre les SARM.
Pour connaître les résultats des évaluations de chaque établissement, consultez notre classement complet des hôpitaux et établissements de santé.
Si vous êtes victime d'une de ces infections, contactez le LIEN - association de Lutte, d'Information et d'Etude des infections Nosocomiales, sécurité sanitaire.
Le classement des hôpitaux
Depuis 2005, les indicateurs destinés à mesurer la qualité des efforts en matière de lutte contre les infections nosocomiales sont rendus publics. Il y a des indicateurs de résultats, comme le nombre d'infections du champ opératoire ou la quantité de liquide pour lavage des mains consommée, ainsi que des indicateurs théoriques, mesurant la mise en place de bonnes pratiques.
L'ensemble de ces indicateurs est rassemblé dans une note sur 100 que nous publions ainsi qu'une autre de A à E; En 2007, sur 2800 établissements, il en reste 32 en classe E (contre 79 en 2005).
85,6% des établissements de santé sont en classes A ou B (contre 63,6% en 2005).
Consultez le classement complet des hôpitaux et établissements de santé
Attention, contrairement a ce qui a été dit parfois, ce classement ne distingue pas les bons établissements des mauvais, mais plutôt ceux qui ont mis en place avec succès des méthodes et des reportings efficaces. Toutefois, il existe un lien entre un établissement correctement géré et un établissement qui fournit des soins de qualité.
IOA - infection ostéo-articulaire
Les infections ostéo-articulaires (IOA) complexes associées aux soins recouvrent essentiellement les infections sur prothèse ou sur matériel d’ostéosynthèse et les infections à la suite d'un traumatisme. Il s'agit le plus souvent d'infections post-opératoires (infections nosocomiales).
Ces infections peuvent avoir des conséquences graves au plan fonctionnel (perte ou difficulté de mouvement), mais mettent rarement la vie du patient en jeu.
La ministre en charge de la santé a désigné 8 centres de référence.
Les centres de référence ont une mission de coordination, d'expertise, de formation et de recherche ainsi que de prise en charge des infections ostéo-articulaires les plus complexes en lien avec les correspondants d’autres structures.
Les coordonnées des centres sur le site du Ministère de la santé Infections ostéo-articulaires.
Erreur de médicament
L'Afssaps donne la définition d'une erreur de médicament suivante :
«Dans le domaine de la santé, l’erreur médicamenteuse est l'omission ou la réalisation non intentionnelle d'un acte survenu au cours du processus de soins impliquant un médicament, qui peut être à l’origine d’un risque ou d’un événement indésirable pour le patient.
Ces erreurs sont à l'origine de 175 000 et 250 000 hospitalisations par an, soit 3 à 5% de l’ensemble des séjours hospitaliers.
Plus de la moitié des erreurs concerne des erreurs d’administration et, un grand nombre de signalements est également relatif à des erreurs en amont au niveau de la préparation du traitement.
Dans la majorité des cas, il s’agit de confusions ou de risques de confusion entre des spécialités conditionnées sous forme d’ampoules de solution injectable, mais aussi entre des comprimés. Les autres causes sont principalement des défauts d’information, des défauts de conditionnement, et des similitudes de noms commerciaux ou de dénominations communes internationales, et quelques cas de défauts de qualité.