Les principaux micro-organismes responsables d’infections nosocomiales sont Escherichia coli (25 %), Staphylococcus aureus (19 %, dont 52 % résistants à la méticilline, SARM) et Pseudomonas aeruginosa (10 %, dont 25 % résistant au ceftazidime).
Jusqu'à 5% des patients contractent une infection nosocomiale dans un centre de santé..
Cependant, entre 2001 et 2006, le nombre de patients infectés a diminué de 12 % - 40 % pour les infections SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline). Ces résultats sont en faveur des plans nationaux de lutte contre les infections nosocomiales, tout particulièrement contre les SARM.
Si vous êtes victime d'une de ces infections, contactez le LIEN - association de Lutte, d'Information et d'Etude des infections Nosocomiales, sécurité sanitaire.
Erreur de médicament
L'Afssaps donne la définition d'une erreur de médicament suivante :
«Dans le domaine de la santé, l’erreur médicamenteuse est l'omission ou la réalisation non intentionnelle d'un acte survenu au cours du processus de soins impliquant un médicament, qui peut être à l’origine d’un risque ou d’un événement indésirable pour le patient.
Ces erreurs sont à l'origine de 175 000 et 250 000 hospitalisations par an, soit 3 à 5% de l’ensemble des séjours hospitaliers.
Plus de la moitié des erreurs concerne des erreurs d’administration et, un grand nombre de signalements est également relatif à des erreurs en amont au niveau de la préparation du traitement.
Dans la majorité des cas, il s’agit de confusions ou de risques de confusion entre des spécialités conditionnées sous forme d’ampoules de solution injectable, mais aussi entre des comprimés. Les autres causes sont principalement des défauts d’information, des défauts de conditionnement, et des similitudes de noms commerciaux ou de dénominations communes internationales, et quelques cas de défauts de qualité.
En outre, un tiers des cas s’avère être des erreurs de pratique impliquant le professionnel de santé, dont l’essentiel correspond à des erreurs d’inattention, parfois liées à des circonstances particulières (exemple: contexte d’urgence).
Ces erreurs peuvent être une conséquence de dysfonctionnements dans l’organisation de la prise en charge thérapeutique du patient.
Enfin, chez le patient, on note également :
- des problèmes de rangement des médicaments (médicament dangereux laissé à portée des enfants...)
- l’absence de lecture de la notice (en particulier de la posologie ou du mode d’administration) et de l’étiquetage
- des erreurs de lecture ou d’interprétation des ordonnances par les patients.
Indemnisation
L'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux, des Affections Iatrogènes et des Infections Nosocomiales) est un établissement public administratif placé sous tutelle du ministère chargé de la santé. Il a été créé par un décret du 29 avril 2002 en application de l'article L. 1142-22 du code de la santé publique créé par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.
Il a 2 missions :
- permettre l'organisation effective du dispositif de règlement amiable des accidents médicaux prévu par la loi,
- indemniser les victimes.
Plus d'informations sur le site de l'ONIAM
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