L'industrie du jeu en France
37 milliards d'euros ont été dépensés par les Français en 2007 dans les jeux légaux.
A elle seule, la Française des Jeux (détenue à 72% par l'Etat français) a récolté 9,3 milliards auprès de ses 28 millions de joueurs.
Quand au PMU, il a récolté près de 9 milliards d'euros. Il finance à 80% le monde du cheval et emploie indirectement près de 67 000 personnes.
Mais le gros du gâteau revient au casinos (18,6 milliards) dominé par les groupes Partouche et Lucien Barrière.
L'ouverture du marché des jeux en ligne
Depuis le 8 juin 2010, les paris en ligne sont autorisés en France.
Jusqu'alors, les paris sur Internet étaient illégaux en France.
Cette ouverture concerne 3 domaines :
- les paris hippiques mutuels (PMU),
- les paris sportifs à cote
- le poker et autres jeux de cercle.
Mais l'accès à ce marché particulier reste très contrôlé. Les jeux feront l'objet de licences attribuées pour 5 ans par l'ARJEL, une autorité de régulation indépendante.
L'Etat prélèvera une taxe sur les les mises des joueurs (et non pas sur les bénéfices des opérateurs). Ces taxes s'élèveront 7,5% pour les paris sportifs et hippiques, et 2% pour le poker.
Enfin, l'organisation illégale de paris en ligne sera passible de 3 à 7 ans de prison et de 45 000 à 100 000 euros d'amende.
Liste des sites agréés sur le site de l'ARJEL - Autorité de Régulation des Jeux En Ligne.
Le royaume de l'arnaque
Illégaux dans beaucoup de pays, situés dans des pays lointains, souvent qualifiés de paradis fiscaux, certains sites de jeu en ligne présentent la panoplie complète de l'arnaque par Internet.
Les fraudes les plus communément rencontrées pour les joueurs français qui s’aventurent aujourd’hui sur les sites de jeux en ligne sont :
- le non-paiement des gains : le schéma consiste à créer un site de casino en ligne avec force publicité sur Internet et à attirer un maximum de joueurs pendant quelques mois sans reverser les gains au-delà d’un certain seuil (lorsque ces gains dépassent le crédit global affecté par le joueur) ;
- la manipulation des taux de redistribution : la très grande majorité des casinos en ligne ne donne pas d’indication sur les taux de redistribution des jeux de table ou des machines à sous et les taux de redistribution sont généralement bien inférieurs aux taux pratiqués par les casinos physiques ;
- le vol de cartes bancaires : la majorité des sites de casinos en ligne propose aux clients de créditer leur compte virtuel avec une carte bancaire (d’autres systèmes de porte-monnaie virtuel sont utilisés comme eGold ou NetTeller), et procède directement au débit des comptes bancaires, sans utiliser un tiers de confiance spécialisé dans le paiement bancaire en ligne ;
- l’infection des internautes par des malwares : une partie significative des casinos en ligne imposent à leurs clients de télécharger une application sur leur poste ; afin de maximiser leurs revenus, les sites de casinos en ligne incluent sur les postes des clients, de manière furtive, des programmes publicitaires malicieux (adwares) leur générant des revenus conséquents.
Copyright guidedesdemarches.com - juillet 2010