Le régime matrimonial
Si les mariés ne souhaitent pas être soumis au régime légal (celui de la communauté réduite aux acquêts), ils doivent choisir un régime
matrimonial.
Le régime matrimonial détermine, pendant et après le mariage, les règles régissant les rapports financiers des époux entre eux, mais
aussi envers les tiers.
Plusieurs éléments doivent être pris en compte, à la fois juridiques, fiscaux, mais aussi familiaux et professionnels…
Un notaire est alors indispensable. En ligne avec la situation et projets des futurs mariés, il établit un audit et les renseigne sur les conséquences à plus ou moins long terme du régime choisi.
Les futurs époux doivent choisir un régime matrimonial en établissant devant notaire un contrat de mariage avant la célébration du mariage.
Comment changer de régime matrimonial ?
Lorsque le patrimoine ou la situation des mariés changent, peut-on alors opter pour un autre régime ?
Est-ce possible de changer de régime matrimonial ?
Pour être autorisé à changer de régime matrimonial, les demandeurs doivent être mariés depuis au moins deux ans et établir une convention notariée.
En présence d’enfants mineurs ou si des enfants majeurs (voire des créanciers) se manifestent contre ce changement de régime matrimonial, la convention notariée devra, en plus, être homologuée par le tribunal de grande instance. Dans ce cas, le juge statue en fonction des intérêts de la famille.
Mariages forcés
Des jeunes filles ou des jeunes femmes, mais aussi des jeunes hommes, peuvent être forcés par leur famille à se marier, à l’occasion notamment de vacances à l’étranger.
Bien qu'il n’existe aucune statistique officielle du nombre de mariages forcés en France, le rapport du Haut conseil à l’intégration concernant les droits des femmes issues de l’immigration estime à 70 000 le nombre de jeunes filles concernées.
En droit français, l’absence de consentement au mariage est une cause de nullité.
La loi de 2006 propose désormais plusieurs principes de protection :
- l’âge légal du mariage des femmes, sauf dispense, est repoussé de 15 à 18 ans, comme celui des hommes. Elles sont dès lors majeures et libérées
- l’audition des futurs époux par l’officier d’état civil lorsqu’il existe un doute sur la liberté du consentement au mariage, qu’il soit célébré en France ou à l’étranger, est obligatoire. Lorsqu’un des futurs époux vit en France et l’autre à l’étranger cette audition peut être déléguée à des fonctionnaires chargés de l’état civil, des officiers d’état civil ou des agents diplomatiques ou consulaires, seuls responsables des suites à donner et notamment de la saisine du procureur de la République.
- le procureur de la République peut engager une action en nullité contre un mariage célébré non seulement en cas d’absence de consentement libre des époux, mais également en cas de vice du consentement. Il s’agit de faciliter l’annulation des mariages forcés.
- le délai au cours duquel un mariage peut être attaqué et annulé passe de 6 mois à 5 ans.
Si vous êtes de nationalité française, vous pouvez bénéficier, en cas de mariage forcé à l’étranger, d’une protection et d’une aide appropriées.
Le site Ministère des Affaires étrangères - Mariages forcés conseille ceux qui pourraient être concernés.
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