Marché automobile français
Le marché automobile français est en forte baisse de 11,2 % en avril (voitures particulières neuves), soit 169 453 immatriculations.
Pour les constructeurs français, c'est carrément la tasse, avec un recul de 20,2 % (- 21,6 % pour Peugeot, - 20,4 % pour Citroën, - 23,5 % pour Renault mais + 6,6 % pour Dacia). Dans le même temps, les marques étrangères ont progressé de 2,1 %.
Pourtant, au final, et peut-être grâce aux différentes primes et remises, les constructeurs automobiles ne se sortent pas si mal de la crise.
Sur 12 mois, PSA enregistre une progression de 3,9% et les constructeurs étrangers de 8,9% ! Quand à Renault, la dégringolade continue avec - 4,4% sur un an.
Chute de Renault, montée en puissance des constructeurs étrangers
Sur les 4 derniers mois, 5 groupes étrangers voient leurs immatriculations bondir : Volkswagen (+ 5,1 %), Toyota (+ 27,4 %), Nissan (+ 25,6 %), BMW (+ 9,5 %) et Hyundai (+ 12,3 %). Dans le même temps 3 groupes étrangers souffrent : GM-Opel (- 4 %), Ford (- 8,2 %) et Fiat (- 17,1 %).
Pour Renault, les problèmes continuent, une tendance qui date des années 80, avec des ventes réduites d'un tiers et une politique produit pas toujours très rigoureuse (échec de la Vel Satis et des Laguna II et III, par exemple). Le choix de Carlos Ghosn du véhicule tout électrique pourrait (si ce n'est pas un pari génial) se révéler un nouvel échec pour la marque.
Dans le même temps, Citroën conforte peu à peu sa situation au point de se rapprocher de Peugeot.
Evolution du marché automobile
Comme dans tous les pays, les français boudent les gros modèles gourmands et se tournent vers des engins plus modestes.
A noter toutefois que nos citadines modernes ont tendance à l'embonpoint et ont beaucoup gagné en confort et en habitabilité : segment inférieur ne signifie pas forcément bas de gamme.
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