Créé par Martin Hirsch qui vient de quitter le gouvernement, le RSA restera probablement la réforme la plus importante de cette première moitié de mandat sarkozien.
Le principe est double : fournir un minimum de ressources à ceux qui n'en n'ont aucune (c'est l'ancien RMI), mais surtout ne pas pénaliser ceux qui travaillent mais gagnent très peu en leur supprimant brutalement ce minimum.
Par exemple, une personne seule touchera un minimum de 460 euros par mois, mais elle continuera de le percevoir si elle travaille jusqu'à percevoir au total 1210 euros par mois (forfait + salaire) - voir notre fiche RSA.
On distingue 3 sortes d'allocataires :
ceux qui n'ont aucune activité et touchent l'équivalent du RMI,
ceux qui ont des revenus d'activité, mais inférieur au RMI,
ceux qui ont des revenus supérieur au RMI mais inférieur au plafond.
Bientôt 2 millions de français au RSA ?
Signe d'une conjoncture économique qui ne fait pas rêver, 7 mois après sa mise en place, le RSA est versé par les CAF (Caisses d’allocations familiales) à 1,7 million de foyers, et ce n'est pas fini, près d'un demi million de chômeurs en fin de droits devant venir bientôt grossir les rangs des personnes sans aucun vrai revenu.
Le RSA, cela marche
Le but du RSA est d'amortir les baisses de revenus et d'encourager les reprises de travail.
20% de ceux qui ne perçoivent plus en décembre 2009 qu'un complément de revenus au dessus du montant forfaitaire recevaient le socle du RSA en septembre.
Mais a contrario, 14% de ceux qui ne recevaient qu'un complément d'activité ont connu une baisse de revenus et reçoivent désormais le RSA socle en tout ou partie.
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