Grossesse et travail
La femme enceinte bénéficie d'une protection du droit du travail :
- elle ne peut pas être licenciée pendant sa grossesse, son congé de maternité et les 4 semaines qui suivent ce congé sauf en cas de faute grave ou si l'entreprise est dans l'impossibilité de maintenir le contrat de travail pour une cause étrangère à cette grossesse.
- les tâches pénibles ou dangereuses sont interdites (manipulation de produits toxiques, par exemple),
- les absences liées aux examens médicaux obligatoires sont autorisées (fournir un certificat médical).
Pour bénéficier de cette protection, il faut informer son employeur le plus tôt possible en fournissant un certificat médical précisant la date prévue de l'accouchement. Il convient de garder une trace de cette information, par exemple en envoyant ce courrier avec accusé de réception.
Bien vérifier toutes les conditions sur le dossier très complet de Service-public.fr - Maternité.
En cas de problème, ou si l'on souhaite de l'aide on peut s'adresser (près de chez soi) à Infofemmes - CNIDFF.
Congé de maternité
La salariée enceinte bénéficie de 16 semaines de congé minimum :
- 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement
- 10 semaines après l'accouchement.
Elle peut décider de réduire ce congé, mais elle doit obligatoirement cesser de travailler pendant au minimum 8 semaines, dont 6 semaines après l'accouchement.
A partir du troisième enfant, elle bénéficie d'un droit à un congé de 26 semaines (8 avant et 18 après).
Tout cela est bien expliqué sur Service-public.fr - Maternité.
Déclenchement de l'accouchement
Désormais un bon nombre d'accouchements sont "déclenchés" plutôt que d'attendre la sortie naturelle du bébé. Les raisons sont soit médicales, soit de convenance (disponibilité de l'équipe médicale, demande de la mère).
Raisons médicales
Même si la grossesse est normale, 2 situations peuvent conduire à envisager un déclenchement:
- grossesse prolongée (dépassement de terme).
Le dépassement de terme peut constituer dans quelques cas un risque pour l’enfant. Si l'accouchement n'a pas eu lieu à la date prévue du terme, l'équipe soignante propose une surveillance régulière et éventuellement un déclenchement. En l’absence d’anomalies, il n’y a pas d’indication formelle à déclencher le travail, tant que la date prévue du terme n’est pas dépassée d’au moins 6 jours.
- rupture prématurée de la poche des eaux.
La rupture prématurée de la poche des eaux avant le début du travail peut parfois entraîner une infection chez l’enfant. Pour cette raison, un déclenchement artificiel du travail est habituellement proposé après un certain temps d’attente sous antibiotiques.
Il est généralement déconseillé d’attendre plus de 2 jours.
Déclenchement pour convenance
En cas de grossesse normale, lorsqu’il n’y a pas de raison médicale pour provoquer l’accouchement, un « déclenchement de convenance » encore appelé « accouchement programmé » peut être envisagé.
Ce type de déclenchement ne peut être pratiqué qu’en fin de grossesse (à partir de 39 semaines, soit environ 8 mois et demi) et si le col est favorable (ramolli et un peu ouvert). Là aussi, les raisons sont de 2 types :
- c'est une demande de la future mère.
Vous pouvez changer d’avis tant que le déclenchement n’est pas commencé. Il peut arriver que l’équipe médicale ne puisse pas pratiquer le déclenchement parce que toutes les conditions organisationnelles et de sécurité ne sont pas réunies.
- c'est une proposition de la maternité pour des raisons d’organisation :
vous êtes libre de refuser le déclenchement, sans que cela modifie la qualité des soins qui vous seront prodigués.
Conditions nécessaires à un déclenchement
Les conditions sont différentes suivant qu'il s'agit d'un déclenchement pour raisons médicales ou pour convenance :
- lorsqu’il y a une indication médicale pour provoquer un accouchement, le déclenchement peut être envisagé quel que soit l’état du col.
- dans le cas d’un déclenchement de convenance, les conditions nécessaires pour réaliser un déclenchement sont:
- une grossesse d'au moins 39 semaines,
- un col de l'utérus favorable (col ramolli et déjà un peu ouvert).
Mère porteuse, gestation pour autrui
En France, la loi de 1994 relative au respect du corps humain interdit le recours à une mère porteuse. En outre, elle sanctionne d'une peine de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende «le fait de s'entremettre entre une personne ou un couple désireux d'accueillir un enfant et une femme acceptant de porter en elle cet enfant en vue de le leur remettre».
Pour contourner cette interdiction, certains couples se rendent dans les pays étrangers où la gestation pour autrui est autorisée. Elle est en effet admise en Belgique, au Danemark et au Royaume Unis, ainsi que dans certaines provinces du Canada et certains états des Etats-Unis.
Cependant, à leur retour, ils rencontrent parfois des difficultés pour obtenir la transcription sur les registres français de l'état civil des actes de naissance rédigés à l'étranger et donc pour faire reconnaître la filiation des enfants nés de la gestation pour autrui.
Un peu d'aide
L'arrivée de bébé, c'est un "heureux événement", mais aussi parfois beaucoup d'angoisse :
- 1 mère sur 2 est inquiète de ne pas savoir pourquoi son bébé pleure ou de ne pas avoir les bons réflexes en cas d’urgence.
- 1 mère sur 4 est inquiète à l’idée de ne pas rester calme face aux pleurs de son bébé ou se sent souvent désemparée face aux réactions de son bébé.
Bref, vous attendez un enfant ou vous êtes parents d’un bébé, vous vous posez des questions sur la relations avec votre bébé et sur son comportement : pleurs, troubles du sommeil, relation avec ses frères et soeurs...
Vous êtes inquiets et vous vous sentez débordés, démunis face à de nouvelles situations que vous pensez ne pas maîtriser . Vous ne savez pas à qui parler, ni comment en parler.
Appelez Allo Parents Bébé au 0800 00 3 4 5 6 ou consultez le site Allo Parents Bébé.
Maison de naissance
Depuis l'après-guerre, tout était presque simple en matière d'accouchement. Les futures mères étaient généralement suivies et accouchées dans une maternité. Plus question d'accoucher à la maison, pour une meilleure sécurité médicale, mère et enfant devaient bénéficier d'équipements et de compétences de haut niveau.
Mais ces dernières années, sophistication technique et, surtout, rentabilité, ont conduit à la concentration des lieux de maternité. Performants, polyvalents, mais aussi éloignés, déshumanisés et coûteux, ces hôpitaux pour bébé voient apparaître leur antithèse : la maison de naissance. Il en existe depuis les années 80 en Allemagne avec plus de 120 établissements.
Des expérimentations sont envisagées en France. Ces maisons devraient être situées à proximité d'un établissement de santé tout en restant indépendantes. Animées par une ou plusieurs sages-femmes, elle seraient réservés aux grossesses sans complication.
On trouvera un espace de réflexion et de propositions sur le site du CIANE - Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE.
.
Enfin, sachez que les professionnels sont très partagés sur le rôle de la doula qui n'est encadré par aucune réglementation.
Consultez aussi l'avis du 9 juillet 2007 de l'Ordre des sages femmes dans la rubrique Infos.