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Point détaillé sur le SIDA en France : une légère amélioration en vue, mais pas de quoi se rassurer InVS - Institut de Veille Sanitaire
27/11/2007
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Saurai-je parler du sida ?
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L'InVS vient de publier dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire, un dossier thématique sur l’infection à VIH/sida en France et en Europe.
En 2006, cinq millions de tests VIH ont été réalisés, soit une diminution de 5 % par rapport à 2005, et le nombre de sérologies confirmées positives a diminué de 4 %.
 

Nombre d'infections au VIH confirmées en France

 
On estime à environ 6 300 le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2006 (en diminution depuis 2004), le quart de ces personnes ayant été contaminé dans les six mois précédant leur diagnostic.
Les populations d'origine étrangère encore très menacées
Les rapports hétérosexuels représentent la moitié des découvertes de séropositivité en 2006 et concernent pour moitié des personnes d’Afrique subsaharienne.
Toutefois, le nombre de découvertes de séropositivité a néanmoins diminué depuis 2003 chez les femmes de nationalité étrangère et depuis 2005 chez les hommes de nationalité étrangère.
 

Découvertes du VIH en 2006 par nationalité

 
Les homosexuels toujours la cible du VIH
Le nombre de découvertes de séropositivité a en revanche augmenté chez les homosexuels entre 2003 et 2005, puis s’est stabilisé en 2006. Les homosexuels représentent 29 % de l’ensemble des découvertes de séropositivité, et 41 % d’entre eux ont été contaminés dans les six mois avant leur diagnostic.
 

Découvertes du VIH en 2006 par mode de contamination

 
Le traitement du SIDA
La population prise en charge a également vieilli, avec un pourcentage croissant de sujets de plus de 50 ans (22 % en 2005).
En 2005, 79 % des patients pris en charge étaient traités. Malheureusement, un tiers des patients était pris en charge tardivement, entraînant un sur-risque de mortalité pendant quatre ans. Grâce aux cART, une réduction importante du sida et des décès a été observée, avec en parallèle une diversification de la morbidité due au vieillissement de la population et aux complications de l’infection à VIH, liées ou non aux traitements.
Il est donc important pour les 10 ans à venir d’encourager une prise en charge précoce. Par ailleurs, la prise en charge des patients doit être globale, prenant en compte les sur-risques de maladies cardiovasculaires et de cancers.


 
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